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Les Zazous Zélés

Ce vendredi 20 Octobre nous recevons, pour vous Les Zazous Zélés…

Swing, jazz manouche, musette avec un brin de « early rock’n’roll ».

Tout commença lorsqu’une donzelle que l’on appelait « H », mais dont le véritable blase était Hélène Pagès, décida – touchée par la grâce, ou par un excès de blanco – de réunir deux de ses poteaux communs. Sentait-elle déjà, la bougresse, que la rencontre était inévitable ? « Pastèque », (répondant au nom de Nicolas Grosso) avait enfin rencontré son « Noyau » (plus ordinairement nommé Camille Paicheler.). Plus rien ne serait comme avant. Et elle n’avait pas eu tort la nénesse, car tous deux partageaient un béguin démesuré pour Django Reinhardt, les guitares Selmer/Maccaferri et une boisson anisée dont, par prudence, je tairais ici le nom.

Très vite, les deux julots armés de leur guitares, épaulés par l’étonnante contrebassine, malmenée par la malmenante gazière firent traîner leur swing swingant ici et là : de Chicago à Bouzigues, de gastos lugubres en scènes insensées, de bouges insalubres en salons guindés (où, misère !, je n’ai jamais mis les pieds!)…

Puis leur ego démesurable les poussa à écrire leur propre musique ou à s’approprier celle des autres ( ce qui, entre nous, est un pur acte voyou, pire qu’un coup de surin)…

En Septembre 2015, Noyau décida de se consacrer à son autre passion : la restauration de vieux tacots, une occupation lui demandant beaucoup de temps ce qui l’obligea à délaisser le groupe. Sans Noyau, l’existence des Zazous Zélés était menacée mais le ciel en décida autrement.
Saint Django, du haut de son nuage leur envoya un jeune briscard de première, Pierre Ayral dont la pompe à la fois subtile et douce fit la joie de Pastèque et de H, si bien que tous deux le surnommèrent « Panzer ».

Un aminche de mézigue, fin mélomane, joueur de boîte à frissons à ses heures égarées et qui en pince carrément pour nos trois lascars, m’a bafouillé un soir : « Les Zazous Zélés, y sont trop swing pour les rockeurs, trop twist pour les boppeurs, trop kitsch pour les clubbeurs, trop jeunes pour les têtes blanches mais lorsque tu vas les voir jouer, tu es toujours surpris par la diversité de leur public, constitué de tout ce que l’on peut croiser sur cette terre… ».

Babos écervelés, rappeurs casquettés, rockeurs endimanchés, cocos surexcités, poètes galvanisés, musiciens éradiqués et autres espèces dont j’oublie l’existence ou l’appellation se surprennent à trémousser du valseur ou, pour les plus fatigués (ou timides), à taper du pied au rythme de la pompe de nos zélés zazous.

Zélés zazous, « Zazous zélés », vous voilà introduits dans l’univers de H, Pastèque et Panzer, où se mêlent pantalons à pinces, swing de rabouins, gomina, Boris Vian, javas surannées, chaussures bicolores, rock’n’roll, bardages sans fins, Django Reinhardt et toutes ces choses dont ils croient tout connaître mais qui, hélas, leur date de naissance faisant défaut, les fait passer pour des imposteurs… Pour l’éternité.

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